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Contre les incivilités, le "rappel à l’ordre" entériné

Sécurité publique

Contre les incivilités, le "rappel à l’ordre" entériné

Sécurité publique

Publié le 13/01/2026 - Modifié le 13/01/2026

Contre les incivilités, le "rappel à l’ordre" entériné

Fil d'Ariane

La Ville de Strasbourg et la procureure de la République ont signé mardi 13 janvier le protocole de mise en œuvre de ce dispositif. L’objectif principal est la prévention de la délinquance juvénile.

Chahuts, nuisances, incivilités, comportement inadaptés… Ces faits, qui ne constituent pas des délits, pourront désormais faire l’objet d’un rappel à l’ordre lors d’un entretien à la mairie de Strasbourg. Un protocole mettant en œuvre ce dispositif prévu par le code de la sécurité intérieure a en effet été signé mardi 13 janvier par la maire et la procureure de la République, Clarisse Taron.


"Pour la Ville, l’objectif est de répondre à des incivilités commises par des mineurs ou des majeurs au sein des bâtiments publics, dans les transports en commun ou sur l’espace public". Il ne s’agit pas de "poursuivre" ni de "sanctionner", puisque c’est une prérogative de la justice, mais de "rappeler les règles du vivre-ensemble, de faire de la pédagogie et d’éviter la récidive". 


Un entretien en vue d’un rappel à l’ordre nécessitera l’accord préalable du parquet. Et comme le dispositif s’adresse surtout aux mineurs, ceux-ci "devront être accompagnés de leurs parents ou représentants légaux", précise la procureure.


Le dispositif s’inscrit dans un cadre partenarial global, celui du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CISPDR) de l’Eurométropole de Strasbourg. "Cette convention (entre la Ville et le parquet), souligne la procureure, est l’occasion de graver dans le marbre quelque chose qui a un peu disparu : l’autorité morale que les maires représentent pour leurs concitoyens".


La mise en œuvre du rappel à l’ordre pourra être adaptée en fonction des premiers retours d’expérience. Des points et des bilans réguliers sont en effet prévus, et Clarisse Taron a insisté sur sa "volonté de travailler avec les élus, car il y a une notion de coproduction de la justice qui nous implique tous."


Thomas Calinon


Photos Jérôme Dorkel